La mafia du CO2 se déchire à la barre du tribunal

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Derrière les bons mots et le folklore de l’arnaque miraculeuse de centaines de millions d'euros à la TVA, les prévenus du procès de la fraude au CO2 s’accusent mutuellement face au tribunal correctionnel, sur fond de violence. Assassinats, menaces et omniprésence de gardes du corps viennent en effet teinter cette escroquerie d’un parfum mafieux très présent.

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Une escroquerie ingénieuse, des personnages hauts en couleur : le procès de l’escroquerie au marché du CO2, qui s’est ouvert lundi 2 mai à Paris, est par moments franchement amusant, comme l’était le dossier du Sentier. Dans le rôle du beau voyou, Mardoché « Marco » Mouly livre ainsi un grand numéro. Traits burinés, teint hâlé, mise plus que soignée, cet autodidacte de 50 ans, qui se présente comme « commercial dans l’immobilier », a déjà été condamné trois fois pour des escroqueries aux encarts publicitaires, à la TVA sur du matériel informatique, et enfin à la TVA sur de la téléphonie.