Manifestations policières: des visages derrière les masques

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Alors que la fronde se poursuit dans les rangs de la police en dépit des 250 millions d’euros promis par le gouvernement, le mouvement tente de se donner une consistance : hors de la représentation traditionnelle, les manifestants se dotent de leaders et d’une structure.

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En ce jeudi après-midi, malgré une température clémente, les cache-nez sont de rigueur aux abords de la rue Hénard, dans le 12e arrondissement de Paris. 2 à 300 policiers « en colère » se massent devant un cordon de sécurité dressé à proximité des locaux de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale). Ils sont venus soutenir leur collègue Guillaume Lebeau, agent de la BAC des Hauts-de-Seine, auditionné pour s’être répandu à visage découvert dans les médias lors des précédentes manifestations spontanées. Lui sont reprochés des manquements à son devoir de réserve et son implication dans les manifestations spontanées des dernières semaines, fait-on savoir du côté de l’Inspection.