Sur la route des Alpes (2/2): à Gap, des adolescents en errance

Par

Après avoir passé la frontière franco-italienne, il reste un obstacle de taille pour les jeunes migrants arrivant dans les Hautes-Alpes : faire reconnaître leur minorité. Seuls « 60 % » y parviendraient, selon le cabinet du préfet. Pour les autres, rejetés à la rue, des bénévoles ont créé un système parallèle de prise en charge.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Empruntant la route des Alpes, des centaines de migrants, majoritairement mineurs et originaires d’Afrique de l’Ouest, arrivent à Briançon depuis le printemps. Leur prochaine étape est Gap. Chaque jeudi, des bénévoles y accompagnent des dizaines d’adolescents pour les enregistrer au Conseil départemental des Hautes-Alpes. Ce dernier est censé les mettre à l’abri dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).