La face cachée du plan de relance de Sarkozy

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Le plan de relance présenté, jeudi 4 décembre, par Nicolas Sarkozy a une face cachée: si officiellement 26 milliards d'euros sont engagés pour soutenir l'économie face à la récession, l'Elysée en profite pour faire passer toute une série de mesures qui lui tiennent à cœur. La plus spectaculaire est celle qui entaille profondément la législation anti-corruption des années 1990 concernant les marchés publics. Minoration des déficits publics, nouveau détournement des fonds du Livret A, faiblesse du volet social du plan anti-crise: Mediapart détaille, mesure par mesure, les habiletés ou cachotteries sarkoziennes. Parti pris.

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De Douai, dans le Nord, où il a révélé, jeudi 4 décembre, le détail de son plan de relance, Nicolas Sarkozy a apporté la preuve qu'il avait le formidable talent que l'on sait, celui de la communication. Près d'une heure durant, il a jonglé avec les milliards et annoncé une ribambelle de dispositions aussi nombreuses qu'hétéroclites, dans un souci transparent: convaincre le pays qu'il a pris – enfin – la mesure de la récession qui vient et qu'il va mobiliser toutes les énergies possibles pour l'endiguer.