Le gouvernement va remettre en cause le droit du sol à Mayotte

Par

La commission mixte paritaire n’est pas parvenue mercredi à trouver un accord global quant au projet de loi sur l’immigration. Une mesure semble cependant certaine d'être votée. Elle concerne Mayotte, et remet en cause les conditions mêmes d’accès à la nationalité française. « On instaure un régime colonial à Mayotte », commente l'historien Patrick Weil.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Beaucoup de désaccords n'ont pu être réglés mercredi lors des débats de la commission mixte paritaire (CMP), qui réunit des députés et des sénateurs. Une mesure, très emblématique, apparaît cependant comme certaine d'être votée à l'Assemblée nationale : « Nous défendrons certaines mesures adoptées par les sénateurs le 26 juin et notamment celle sur le durcissement des conditions d’accès à la nationalité sur le territoire de Mayotte, explique Florent Boudié, député LREM, porteur du projet de loi sur l’immigration. Le président de la République a, lui-même, estimé que cette mesure est nécessaire. »