Kazakhgate: comment l'Elysée de Sarkozy a manipulé le pouvoir belge

L’enquête judiciaire sur le Kazakhgate met en cause l’ancien président du Sénat belge Armand De Decker. Se présentant comme « l’avocat de l’Élysée » sous Nicolas Sarkozy, il a mené, moyennant 740 000 euros, un intense lobbying au plus haut niveau de l’État belge pour éviter un procès à trois oligarques kazakhs, afin de faciliter une vente d’hélicoptères Airbus pilotée par l’ex-président français et ses conseillers.

Yann Philippin et ALAIN LALLEMAND (LE SOIR)

5 novembre 2016 à 06h41

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Après l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, une autre enquête judiciaire pour corruption se rappelle au bon souvenir de Nicolas Sarkozy. En 2011, lorsque ce dernier était président de la République, l’Élysée s’est bien livré à un lobbying occulte en Belgique afin d’y faire annuler le procès de trois oligarques kazakho-belges, afin que le Kazakhstan achète 45 hélicoptères à Airbus, sur fond de soupçons de pots-de-vin par le géant de l’aéronautique et de rétrocommissions versées à des proches de Sarkozy. C'est ce qu'établissent plusieurs pièces issues des enquêtes judiciaires belge et française, que Mediapart et le quotidien belge Le Soir ont pu consulter, ainsi que des témoignages recueillis par les deux médias.

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