Intégrer le trafic de drogue dans le PIB, ou la preuve des limites d’un fétiche économique

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En mai prochain, l’Insee intégrera les activités de trafic de stupéfiants dans le calcul du produit intérieur brut (PIB) de 2017. Une mesure anecdotique dans les chiffres, mais révélatrice de la nature et des excès de cet indicateur vedette de l’économie moderne.

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En mai prochain, le produit intérieur brut (PIB) français – l’indice qui sert de mesure à la richesse nationale – sera revu à la hausse de 0,1 %. Rien à voir avec les mesures gouvernementales ou la conjoncture internationale. Cette révision fera suite à l’intégration par l’Insee du trafic de stupéfiants dans les comptes nationaux, qui augmenteront de 3 milliards d’euros la consommation des ménages. Annoncée la semaine passée, cette décision est l’aboutissement d’une longue résistance de l’institut statistique français aux demandes d’Eurostat, l’office européen de statistiques.