La droite et l’école, année zéro

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À la veille de l’examen par l’Assemblée du projet de loi de refondation de l’école, la droite fourbit ses armes. Certains à l’UMP sont bien décidés à ne pas abandonner la question scolaire à la gauche. Avec un handicap de taille : un bilan catastrophique.

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La discussion a pratiquement duré une demi-heure. Lors de l’examen du projet de loi sur l’école en commission, les députés de droite ont vainement tenté de modifier un article évoquant le faible niveau à l’écrit des élèves en fin de primaire qui précisait que « depuis une dizaine d’années » la situation s’était aggravée. Dix ans ? Inacceptable pour la droite, au pouvoir durant toute cette période. « Il ne faut pas politiser le bilan de notre système éducatif », a argué le député Xavier Breton soutenu par plusieurs collègues de son camp. Devant le refus d’élargir ce sombre bilan à « une trentaine d’années », Michel Herbillon, député du Val-de-Marne, a bruyamment quitté la séance en tonnant auprès de ses collègues de l’UMP contre « ce sectarisme invraisemblable ».