Au procès «Ulysse», les zones d’ombre de la cyber-infiltration subsistent

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La défense des hommes accusés d’avoir voulu commettre un nouveau 13-Novembre tente de percer les zones d’ombre de la cyber-infiltration conduite par les agents de la DGSI qui, à l’audience, ont louvoyé avec la vérité. Récit d’un dialogue de sourds.

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Et alors apparaît « Ulysse ». Ou simplement son ombre chinoise, derrière une paroi en verre en visioconférence, pour préserver son anonymat. Puis on apprend qu’Ulysse était double. Deux agents de la DGSI (mais un seul témoigne au procès) avaient en effet interprété le rôle de celui que les djihadistes à Raqqa croyaient être un des leurs à Paris, en train de les aider à préparer ce qui devait être un nouveau 13-Novembre. Dans le dossier judiciaire, ce faux sympathisant de l’État islamique hérita du pseudo en référence au héros de la mythologique grecque inventeur du cheval de Troie.