Fusion des minimas sociaux: la crainte que les pauvres payent pour les pauvres

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La concertation sur le RUA (revenu universel d’activité), qui ambitionne de fusionner le plus d’aides sociales possible, est lancée. Ce projet, concrétisé par une loi l’an prochain, applicable après la fin du quinquennat et défendu par Emmanuel Macron comme un instrument de lutte contre la pauvreté, inquiète un grand nombre d’associations.

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Le plan pauvreté a accouché, en septembre dernier, d’un acronyme, le RUA, revenu universel d’activité. La gestation sur son contenu a démarré lundi 3 juin 2019 par une concertation, lancée officiellement au ministère de la santé, sur fond de profondes divergences entre le gouvernement et les principales associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Tous ont conscience de l’importance du moment : ce RUA pourrait révolutionner les minimas sociaux en fusionnant le plus d’allocations possible, dont la principale, l’actuel RSA (revenu de solidarité active). Une loi sera votée l’an prochain, pour une mise en œuvre en 2022 ou 2023.