En Isère, un confinement sous la menace pour des mineurs étrangers

Par Diane Farih

« Si vous êtes venus en France pour avoir des actes criminels, vous aurez à répondre de vos comportements criminels. » Le département de l’Isère, qui a pour mission d’héberger les mineurs étrangers, semble avoir choisi la manière forte pour gérer leur confinement.

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Tous les jeunes du foyer sont réunis, aux premiers jours du confinement, pour écouter les consignes. La voix au téléphone, sur haut-parleur, se fait inquiétante. Le patron des services départementaux de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), auxquels revient en France la mission d’héberger et de protéger tous les mineurs en danger (français comme étrangers), est censé faire preuve de pédagogie. Il intimide, il menace, obnubilé par le risque de fugues.