Crise financière: l'encombrant héritage de la gauche

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L'Assemblée nationale a débattu, mercredi 8 octobre, de la crise financière et de la politique du gouvernement. Les socialistes ont profité de l'occasion pour avancer certains propositions et formuler des critiques. Mais elles pâtissent d'un lourd handicap: une partie des déréglementations de ces vingt dernières années est due à des gouvernements de gauche

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Mais où est donc passée la gauche? Cette époque de tempête et de crise devrait être faste pour elle. Alors que le capitalisme traverse une crise historique ; alors que sa variété la plus récente, le capitalisme anglo-saxon qui a soumis à ses lois coercitives de rentabilité la plupart des grands pays occidentaux au cours des deux dernières décennies, est de plus en plus décriée, on ne devrait entendre qu'elle. Après avoir perdu bien des repères doctrinaux au lendemain de l'effondrement du mur de Berlin, elle devrait renaître de ses cendres et tenir le haut du pavé, au moins dans le débat public. Sinon pour promettre de «changer la vie» du moins de changer ce capitalisme, dont les folies et les outrances d'hier ont fait le lit de la crise d'aujourd'hui.