Le travail en sous-traitance: les femmes de chambre interpellent Bruxelles

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Des femmes de chambre espagnoles, les «Kellys», soutenues par des activistes françaises et anglaises, sont allées toquer à la Commission européenne pour dénoncer les dérives de la sous-traitance, auxquelles les responsables politiques nationaux refusent de s’attaquer de front. Elles tentent de se fédérer entre pays de l’Union européenne.

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 « ¡Organizate si no quieres que te organicen! », « Mobilise-toi si tu ne veux pas subir ! ». Elles ont à peine passé les portes et les contrôles réglementaires du Parlement à Bruxelles que les Kellys enfilent le T-shirt vert à slogan qui constitue désormais leur marque de fabrique. Les « Kellys » (du jeu de mots « las que limpian », celles qui nettoient) sont des femmes de ménage qui bataillent pour la reconnaissance de leur travail depuis 2014, en Espagne et plus particulièrement à Barcelone, sous forme de syndicat ou d’association. Mardi 5 novembre 2019, ces femmes de chambre ont décidé de toquer à la porte de la Commission européenne, fatiguées de l’inertie législative qui règne à Madrid.