Plaintes, menaces: l'enquête qui affole Omar Bongo et d'autres dirigeants africains

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Mediapart a récupéré plusieurs documents et recueilli des témoignages attestant la réalité des menaces exercées contre des avocats, des militants associatifs et des citoyens africains qui tentent, depuis deux ans, de faire prospérer devant la justice parisienne des plaintes pour «recel de détournement de fonds publics». Par exemple, cet avertissement téléphonique:

Ces plaintes visent trois chefs d'Etat africains et leur entourage. Il s'agit d'Omar Bongo (Gabon, ci-contre), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Teodoro Obiang (Guinée-Equatoriale). Ceux-ci sont accusés d'avoir acquis illégalement un faramineux patrimoine en France. Une nouvelle plainte vient d'être déposée.

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Déposer plainte contre des chefs d'Etat africains, comme Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Teodoro Obiang (Guinée-Equatoriale), est une entreprise longue et périlleuse. Même en France. Mediapart a récupéré des enregistrements et recueilli plusieurs témoignages attestant les pressions et menaces physiques exercées contre des avocats, des militants associatifs et des citoyens africains qui s'y essaient. Depuis deux ans, ceux-ci tentent de faire prospérer devant la justice parisienne des plaintes pour «recel de détournement de fonds publics» visant les présidents Bongo, Sassou Nguesso et Obiang, ainsi que leur entourage.