Françafrique, pas morte

Que sont devenus les réseaux de la «Françafrique»? Officiellement, Nicolas Sarkozy affiche une rupture avec plus de diplomatie, plus de transparence, moins d'esprit clanique. Dans les faits, les réseaux d'affairisme et de corruption n'ont pas disparu et la politique française est aujourd'hui en miettes.

Françafrique, ses secrets et vilénies

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Nicolas Sarkozy et Omar Bongo. © (dr) Nicolas Sarkozy et Omar Bongo. © (dr)

France-2 a diffusé jeudi soir la première partie d'un documentaire de Patrick Benquet sur cinquante années de Françafrique (suite jeudi prochain). Avec à la clé, plusieurs révélations d'acteurs qui n'avaient jusqu'alors jamais parlé. Si les réseaux d'affairisme et de corruption n'ont pas disparu, la politique française est aujourd'hui en miettes. Entretien.

La carte des avoirs suspects du clan Bongo en France

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Alors que le Gabon sort groggy de l'élection contestée à la présidence du pays d'Ali Bongo, le fils de celui qui dirigea pendant 42 ans ce petit Etat de l'Afrique de l'Ouest, Mediapart publie la carte complète des avoirs du clan Bongo en France. Une plongée au cœur de la «Françafrique» héritée de l'époque gaulliste.

Le Gabon sous l'ère Ali Bongo, ex-candidat du “changement”

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Nicolas Sarkozy et Alin Ben Bongo à Libreville, le 24 février 2010 © Reuters Nicolas Sarkozy et Alin Ben Bongo à Libreville, le 24 février 2010 © Reuters

On dit de lui qu’il a été élu grâce à la France. Fils du patriarche ayant régné sans partage sur le Gabon pendant plus de quarante ans, Ali Bongo Ondimba a récemment fêté ses 100 jours au sommet de l’Etat. 100 jours durant lesquels il a tenté de faire oublier son adoubement douteux. Nicolas Sarkozy lui rend visite aujourd'hui.

Ali Bongo en France, à l'heure du retour en grâce de la Françafrique

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Nicolas Sarkozy a déjeuné avec Ali Bongo ce vendredi 20 novembre. Une rencontre qui ne manque pas d'étonner voire de provoquer la colère des opposants gabonais. Ils y voient la preuve du soutien de la France au fils du défunt Omar Bongo, un héritier mal élu et contesté, au nom des intérêts économiques. Mediapart décrypte ce que signifie cette rencontre, après que les hérauts de la Françafrique ont marqué des points en France.

L'ombre de la France plane sur l'élection présidentielle gabonaise

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La campagne présidentielle gabonaise a été marquée par un fort rejet de la part des candidats à l'encontre d'Ali Bongo, fils du défunt président et favori du scrutin du dimanche 30 août. Outre ses moyens financiers incomparables, ses opposants l'ont accusé d'être le «candidat de la France». Qu'en est-il de la position réelle de Paris par rapport à ces élections historiques?

Omar Bongo, un allié avec lequel la France ne peut pas se fâcher

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Depuis la visite le 10 avril du nouveau secrétaire d'Etat français à la coopération, les deux pays vivent de nouveau une lune de miel. La flambée des matières premières a relancé l'intérêt des Français pour l'Afrique, continent où le Gabon semble le dernier point d'ancrage solide d'un pré carré français en délitement.

Omar Bongo, une longévité et un opportunisme sans faille

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Il était le plus connu des chefs d'Etat africains en France, produit d'une certaine époque. Omar Bongo Odimba est mort, lundi 8 juin, à Barcelone, où il était soigné pour un cancer intestinal. Le secret de son pouvoir se résume en deux chiffres: 41 ans. Quelles ont été les clés de sa longévité? Un peu de «Françafrique», un peu d'opportunisme, pas mal de sens politique et beaucoup de pétrole.

Plaintes, menaces: l'enquête qui affole Omar Bongo et d'autres dirigeants africains

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Mediapart a récupéré plusieurs documents et recueilli des témoignages attestant la réalité des menaces exercées contre des avocats, des militants associatifs et des citoyens africains qui tentent, depuis deux ans, de faire prospérer devant la justice parisienne des plaintes pour «recel de détournement de fonds publics». Par exemple, cet avertissement téléphonique:

Ces plaintes visent trois chefs d'Etat africains et leur entourage. Il s'agit d'Omar Bongo (Gabon, ci-contre), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Teodoro Obiang (Guinée-Equatoriale). Ceux-ci sont accusés d'avoir acquis illégalement un faramineux patrimoine en France. Une nouvelle plainte vient d'être déposée.

Les dessous peu glorieux de la réconciliation France-Rwanda

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Après un voyage à Kigali du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, la France et le Rwanda ont entamé une réconciliation diplomatique. Cette annonce souligne le rôle incontournable que joue Claude Guéant, véritable «Monsieur Afrique», et la marginalisation de Bernard Kouchner. Elle met en lumière les efforts faits par Paris pour enterrer le dossier judiciaire du juge Bruguière. Et elle souligne que la France a décidé d'oublier comment le gouvernement rwandais se rend coupable d'exactions et de pillage de richesses dans l'est de la RDC-Congo.

Enquête sur les bonnes affaires africaines de Bolloré

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L'industriel français, ami de Nicolas Sarkozy, propriétaire de Direct 8 et de journaux gratuits, investit de plus en plus en Afrique, en cherchant à s'assurer la gestion des ports d'un maximum de pays. Cette stratégie, qui se heurte à des obstacles, bénéficie de l'appui fort peu discret de ses organes de presse et de réseaux politiques organisés.

L'Afrique au centre (6) - Que reste-t-il de la Françafrique ?

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Sixième et dernier volet de notre série sur «l'Afrique au centre» : que sont devenus les réseaux de la «Françafrique» ? Officiellement, le Monsieur Afrique de Nicolas Sarkozy, Bruno Joubert, marque une rupture : plus de diplomatie, plus de transparence, moins d'esprit clanique. Dans les faits, les ambiguïtés demeurent. Car, de l'avis de beaucoup d'observateurs, c'est Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, qui œuvre dans l'ombre pour les intérêts de la France sur le continent. Enquête.

Le butin caché du clan Bongo éclabousse Chirac et Sarkozy

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Extrait du câble diplomatique américain révélé par WikiLeaks Extrait du câble diplomatique américain révélé par WikiLeaks

Un câble diplomatique américain, révélé par Wikileaks, évoque des soupçons de détournements de fonds de l'ancien président du Gabon, Omar Bongo, dont une partie aurait profité à des politiques français, notamment Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.