Des policiers qui confisquent les couvertures de migrants contraints de dormir à la rue à Paris en raison du manque de places dans le centre d’accueil prévu pour les héberger ; qui les aspergent de gaz lacrymogène et les empêchent de s’asseoir dans la file d’attente : la révélation de ces pratiques a fait grand bruit ce week-end laissant de marbre le nouveau ministre de l’intérieur Bruno Le Roux, ainsi que la ministre du logement Emmanuelle Cosse. À Calais, des faits tout aussi dégradants sont constatés, selon l'association Salam, qui rapporte des témoignages de réfugiés : chaussures dérobées, argent volé, façades de téléphones détériorées.