L’inspection générale dégage toute responsabilité de l’Education nationale dans le suicide de Christine Renon

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Un rapport de l’inspection générale diligenté après le suicide de la directrice d’école Christine Renon en septembre dédouane l’institution de la responsabilité du drame mais l’impute à une série de dysfonctionnements. Au même moment, le ministère publie les résultats d’une consultation laissant apparaître que les directeurs d’école se sentent submergés par leurs tâches administratives. Mais la rue de Grenelle réfute l’existence d'un malaise dans la profession.

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Christine Renon avait signé sa lettre d’adieu d’un éloquent « directrice épuisée ». Le suicide fin septembre de celle qui dirigeait l’école Mehul à Pantin (Seine-Saint-Denis) a créé une onde de choc et a surtout mis au jour les difficultés auxquelles les directeurs et directrices font face au quotidien. Pour être sûre que ses mots circulent, elle a envoyé une trentaine d’exemplaires de sa lettre, parfois assorties d’inscriptions personnelles, à différents destinataires comme ses collègues, d’autres directeurs de la circonscription et les syndicats.