Burqa: les non-dits du débat sur le voile

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Les auditions de la mission d'information parlementaire sur «la pratique du port du voile intégral» reprennent ce mercredi 9 septembre. Le choix des invitées, la présidente de Ni putes ni soumises, Sihem Habchi, et la philosophe Élisabeth Badinter, a le mérite de révéler l'un des enjeux latents du débat lancé avant l'été par le communiste ultra-orthodoxe André Gerin: la République française supporte-t-elle la présence de femmes voilées sur son territoire? Ces deux féministes, en effet, n'ont guère plus d'indulgence pour le hijab (laissant le visage à découvert) que pour la burqa et le niqab (recouvrant entièrement le corps). Rappel et explications des principaux enjeux de ce débat.

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Après avoir passé la main à la mairie de Vénissieux, le communiste André Gerin repart à l'assaut de la burqa. La mission d'information parlementaire sur «la pratique du port du voile intégral», composée de 32 députés de droite et de gauche, reprend ses auditions ce mercredi 9 septembre, avec comme objectif d'aboutir à un «état des lieux», fin décembre. Ce qui laisse quatre mois au député communiste ultra-orthodoxe du Rhône pour montrer que les tenues cachant le corps et le visage de certaines musulmanes représentent une «menace pour la laïcité et l'unité de la société française».