Le parquet requiert 3,7 milliards d’euros d’amende contre UBS

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« Ce sont des faits massifs, d’une ampleur exceptionnelle. » Face aux avocats de la défense qui ont tout nié, le parquet s’est efforcé de prouver que le modèle de la banque reposait sur la fraude fiscale.

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Soudain, les sourires se figent, les épaules se tassent. Au terme d’un long réquisitoire, le procureur Serge Roques vient de commencer à énoncer les peines demandées. Pour la première fois depuis le début du procès peut-être, les responsables d’UBS, affichant jusqu’alors une attitude très désinvolte, semblent toucher du doigt qu’ils sont devant la justice, alors que les noms s’égrènent. Raoul Weil, le patron mondial de la banque privée d’UBS, 24 mois de prison avec sursis et 500 000 euros d’amende, Dieter Kiefer, le responsable de l’Europe à la banque, 18 mois de prison avec sursis et 400 000 euros d’amende, Philippe Wick et Olivier Baudry, responsables tour à tour de la division France International (les comptes offshore pour les Français), 12 mois de prison avec sursis et 300 000 euros d’amende, Patrick de Fayet, responsable d’UBS France, 12 mois de prison avec sursis et 300 000 euros d’amende, Hervé d’Halluin, chef du bureau d’UBS France à Lille, 6 mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende, UBS France, 15 millions d’euros d’amende, le groupe UBS 3,7 milliards d’euros d’amende.