Harcèlement sexuel: les partis politiques face à la tentation du déni

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Dans les partis politiques, les violences sexuelles entre “camarades” restent taboues. Tout comme le sexisme au quotidien, qui ne relève d’aucun délit pénal mais pollue la vie des femmes collaboratrices ou élues.

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Un mélange « de honte et de fierté ». David Cormand, secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) le répète sans relâche depuis les révélations sur l’affaire Denis Baupin par Mediapart et France Inter. Il a « honte » que de pareils agissements aient pu avoir lieu dans son parti ; il est « fier » que ce soit dans le sien que la parole se soit libérée. Les témoignages de harcèlement et d’agressions sexuels visant le député de Paris illustrent l’omerta qui règne dans tous les partis politiques, et les difficultés qu’ils ont à affronter les violences sexuelles.