Le maire de Grande-Synthe veut que le camp de migrants survive à l’incendie

Détruit par les flammes, le camp de réfugiés de Grande-Synthe, dans lequel vivaient près de 1 500 personnes, est en sursis. Le maire, Damien Carême, n'entend pas laisser l'État en finir avec l'accueil des migrants, principalement des Kurdes irakiens et des Afghans en transit vers l'Angleterre.

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Un gigantesque incendie a ravagé dans la nuit du 10 au 11 avril le camp de Grande-Synthe (Nord), qui hébergeait environ 1 500 migrants, provoquant la désolation de celles et ceux qui s’étaient démenés pour voir surgir de terre ce lieu, le premier campement aux normes internationales sur le sol français à accueillir des réfugiés. Désolation de voir des familles déjà éprouvées par l’exil subir un nouveau traumatisme ; désolation de voir leurs efforts partis en fumée ; désolation d’entendre leurs opposants politiques se saisir de ce drame, qui n’a pas causé de décès, pour dénoncer leur initiative.

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