A Tours, les cheminots en grève se posent en «derniers remparts face à la violence libérale»

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Chez les cheminots de Tours et Saint-Pierre-des-Corps, la mobilisation a retrouvé un second souffle après le discours du premier ministre, malgré la crainte de ne pas être suivis. Récit d’une semaine dans leurs pas.

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Les premiers cheminots ont débrayé, ce jeudi 12 décembre, dès 7 heures, pour converger vers un parking de Saint-Pierre-des-Corps. Ils ont été rejoints, notamment, par des enseignants grévistes et d’anciens ouvriers de l’usine Michelin de Joué-lès-Tours, fermée en 2013. Tous les syndicats sont là, sauf la CFDT. La grève a été reconduite et une nouvelle marche entamée, jusqu’au centre-ville de Tours. « De savoir que Delevoye cachetonnait en douce nous rend la réforme du gouvernement encore plus indigeste », dit un jeune contrôleur. La mobilisation des cheminots reprend là où elle a commencé, sept jours plus tôt, sous le pont de l’A10 qui surplombe le vaste technicentre de Saint-Pierre-des-Corps.