Notre-Dame-des-Landes: le gouvernement ne sait toujours pas quoi décider

Par

La justice renvoie au 25 janvier sa décision sur les procédures d’expulsion des habitants historiques de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. La mobilisation des « anti-aéroport » grossit. Le gouvernement semble tétanisé.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Les habitants historiques de la zone réservée pour y construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, devront attendre dix jours de plus avant de connaître le sort que leur réserve la justice. Mercredi 13 janvier, le tribunal de grande instance de Nantes a mis en délibéré sa décision concernant la procédure d’expulsion à l’encontre de onze familles et quatre agriculteurs vivant sur la zone d’aménagement différé (ZAD), dans la périphérie nantaise. Le jugement est attendu le 25 janvier. Le référé-expulsion a été déposé par la société Aéroport du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci, et concessionnaire de la construction du futur aéroport, qui réclame leur expulsion immédiate, une astreinte journalière de 200 euros par dossier et la mise sous séquestre de leurs biens. Erwan Lemoigne, l’un des avocats des habitants, a déposé une question prioritaire de constitutionnalité pour atteinte au droit au logement et au droit au travail, au nom du droit à un procès équitable et de l’égalité de traitement devant la justice.

Quelques jours après une manifestation très suivie contre le projet d’aérogare (voir notre reportage), de très nombreuses personnes se sont rassemblées devant le tribunal, en soutien aux expulsés : 3 000 en fin de matinée selon les organisateurs – moitié moins, selon la police.