Macron reste sur un retour "au cas par cas" des enfants de djihadistes

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Le retour des enfants de djihadistes français détenus par les forces kurdes en Syrie se fera "au cas par cas", a répété mercredi Emmanuel Macron, à l'heure où les appels se multiplient pour leur rapatriement en France.
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NAIROBI (Reuters) - Le retour des enfants de djihadistes français détenus par les forces kurdes en Syrie se fera "au cas par cas", a répété mercredi Emmanuel Macron, à l'heure où les appels se multiplient pour leur rapatriement en France.

"Pour ce qui est des enfants, c'est une approche au cas par cas qui est menée, en particulier en lien avec la Croix-Rouge internationale, c'est une approche humanitaire qui est suivie et avec beaucoup de vigilance en lien avec tous les acteurs qui sont sur le terrain", a dit le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse au Kenya.

Le cas des enfants de djihadistes constitue un casse-tête pour les capitales européennes. Selon la ministre française de la Justice, Nicole Belloubet, la majorité des ressortissants français détenus dans des camps du Kurdistan syrien - environ 150 selon des sources françaises - seraient des enfants.

Le 28 février, des familles d'enfants se trouvant en Syrie ont déposé une plainte devant le Comité des droits de l’enfant des Nations unies afin de contraindre la France à offrir sa protection à ces mineurs venus avec leurs parents djihadistes ou nés sur place.

Cet appel en faveur de leur rapatriement a été repris ce week-end dans Libération par un collectif d'acteurs de la société civile qui ont estimé que le refus de venir en aide à "ces victimes de guerre" était "en contradiction avec nos valeurs" et nourrissait "le risque d’en faire des 'bombes à retardement'".

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