Les femmes, en première ligne des «métiers du soin»

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Entretien croisé entre Marie-Basile Mbarga, auxiliaire de vie, et Najat Vallaud-Belkacem, co-autrice de La Société des vulnérables. Elles racontent comment les métiers du care, essentiels à la société, sont à la fois très féminisés et mal reconnus. Une émission de « La révolution féministe ».

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© Mediapart

« Et si le care devenait, enfin, l’affaire de tous ? » Voilà l’hypothèse politique qui guide le petit essai publié par l’universitaire Sandra Laugier et l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem, La Société des vulnérables. Leçons féministes d’une crise (Gallimard, 2020). Elles y dissèquent comment la crise pandémique affecte les femmes de manière disproportionnée, notamment parce que celles-ci assurent l’essentiel des métiers du soin. 

Indispensables à la société, les métiers du soin sont cependant très mal reconnus. Marie-Basile Mbarga en sait quelque chose : cette auxiliaire de vie, dont le portrait par Vincent Jarousseau a été publié par Mediapart, vit au quotidien la condition de salariée du care, et la précarité qui va avec. « Nous sommes les oubliées derrière les portes », résume-t-elle à plusieurs reprises. 

Si les confinements à répétition ont encore dégradé ses conditions de travail, elle aime son métier et en parle avec passion. Son témoignage illustre et corrobore les analyses de La Société des vulnérables, présentées au cours de cet entretien croisé par Najat Vallaud-Belkacem, aujourd’hui directrice en France de l’ONG ONE, en lutte contre l’extrême pauvreté. 

> Cette émission peut aussi s’écouter en version audio

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