Le PCF débat de sa «sortie de crise»

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Au deuxième sous-sol de l'arche de la Défense à Paris, les communistes discutent de leur avenir en congrès. Le millier de délégués pourraient avoir à choisir entre trois lignes dimanche, qui apparaissent au gré de débats studieux et moroses. D'un côté, les tenants d'une continuité avec une direction rajeunie autour de Marie-George Buffet, Pierre Laurent et Olivier Dartigolles, soutenus par les «orthodoxes» du parti, qui devraient être largement majoritaires, après l'adoption du texte d'orientation à 74%. De l'autre, les partisans d'une refondation du parti tournée vers le reste de la "gauche de gauche", emmenés par Marie-Pierre Vieu et soutenus par les «rénovateurs» et des proches de Jean-Claude Gayssot et Robert Hue. Enfin, les «identitaires» de Nicolas Marchand devraient aussi faire liste à part.

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Ambiance morose, au 34e congrès du PCF. Au deuxième sous-sol de l'arche de la Défense, à Paris, un millier de délégués du parti communiste sont dispatchés autour de tables rondes et assis sur des chaises en plastique, donnant le sentiment de se retrouver dans la salle de réception d'un paquebot de croisière, sans qu'on sache s'il a déjà heurté l'iceberg. À la place de l'orchestre, une tribune occupée par la direction sortante du mouvement, autour de la secrétaire nationale Marie-George Buffet. Dans cette demi-pénombre un peu moribonde, alors qu'un deuxième étage du siège de la place du Colonel-Fabien est mis en location, l'avenir du communisme français semble à un carrefour.