Macron réduit le «grand débat» à ses propres choix politiques

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Avec sa Lettre aux Français, le président de la République a surtout cadré les discussions pour qu’elles épousent sa politique économique et sociale. Il ne remet pas en cause, côté institutionnel, l’hyperprésidentialisme. Mais repose sur la table l’immigration et la laïcité.

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Décidément, « grand débat » ou pas, il n’y a pas d’alternative pour Emmanuel Macron. En feignant d’ouvrir la discussion dans sa Lettre aux Français publiée dimanche 13 janvier (voir sous l’onglet Prolonger), le président de la République l’a si étroitement encadrée qu’elle ne pourra se faire que dans les limites de sa conception du monde. Et cette conception, c’est celle du néolibéralisme le plus pur : l’État doit réduire sa taille, favoriser la circulation du capital et limiter sa capacité redistributive.