La loi sur le travail divise aussi les patrons

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Si les syndicats de salariés se divisent à propos de la future loi sur le travail, les organisations patronales ne sont pas en reste. Un article glissé dans le texte, remettant en cause les règles de calcul de la représentativité des employeurs, a mis le feu aux poudres. Sur le fond aussi, les désaccords sont profonds.

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« Dans ce texte, il y a un loup à chaque page », plaisantait il y a deux semaines Jean-Claude Mailly à la lecture de l’avant-projet de la loi sur le travail. Une partie des organisations patronales pourrait bien être d’accord avec lui. Illustration au détour de l’article numéro 20 de la loi, qui change rien de moins que les règles de calcul de la représentativité patronale en France. À la lecture du texte, qui a fuité dans la presse en février, les représentants des « petits » patrons, tels que l’Union de l’artisanat (UPA), l’Union des libéraux (UNAPL) ou encore les entreprises de l’économie sociale et solidaire (UDES) ont crié à la trahison. « J’en ai tellement marre de ces arrangements entre amis », s’énervait ainsi Patrick Liébus, vice-président de l’UPA et chef de file des artisans du bâtiment (CAPEB), fin février. Le gouvernement, le Medef et la CGPME se sont mis d’accord dans notre dos, en s’asseyant carrément sur la loi Sapin. »