Sous le pont de Stalingrad, des migrants déchantent

Par

Non loin de « Nuit Debout », les réfugiés sont à bout. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des heurts ont éclaté entre Soudanais, Érythréens et Afghans dans le campement réinstallé sous la ligne de métro aérien près de la place Stalingrad. Les pouvoirs publics n’ont que trop laissé la situation s’envenimer.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Vous attendiez qu’après la guerre, il y aurait la misère ? », interroge la réalisatrice belge Yolande Moreau, en ouverture de son poignant documentaire sur les jungles de Calais et Grande-Synthe, diffusé le 9 avril sur ARTE. Non, ils ne s’y attendaient sans doute pas. Jeudi, 23 heures, dans le XIXe arrondissement de Paris : alors que la manifestation sauvage d'un groupe de trois cents militants issus de Nuit debout, partie deux heures plus tôt de la place de la République, est dispersée par les forces de l’ordre au niveau de l’avenue Secrétan, une autre bataille rangée éclate à 500 mètres de là, boulevard de La Villette.