«Bébés sans bras»: les autorités sanitaires en plein brouillard

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Le ministère de la santé a présenté jeudi son plan de bataille en réaction à l’affaire dite des « bébés sans bras ». D’abord éteindre la polémique lancée contre le registre Remera qui avait donné l’alerte, ensuite mener une enquête qui intégrera les risques environnementaux. À ce stade, les agences sont dans l’incapacité de formuler des hypothèses crédibles.

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Branle-bas de combat ! Le ministère de la santé va officiellement mobiliser ses agences et ses moyens de recherche pour percer les mystères de l’affaire dite « des bébés sans bras ». Ordre ministériel oblige. Le 29 octobre, la ministre de la santé, appuyée par les ministres de l’environnement et de l’agriculture, demandait à deux grandes agences de sécurité sanitaire, Santé publique France et l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), de lancer une « enquête nationale ». « Je veux savoir, disait Agnès Buzin. On ne peut pas se satisfaire de dire qu’on n’a pas trouvé de cause. C’est insupportable » (lire la lettre de mission ici ).