L’audiovisuel public dans le miroir de l’affaire Gallet

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Dans un souci d’« exemplarité », la ministre de la culture invite Mathieu Gallet, condamné pour favoritisme, à abandonner son poste de PDG de Radio France. Mais le pouvoir gagnerait en crédibilité s'il n'avait toléré, avec le CSA, que l'audiovisuel public se transforme en pétaudière, avec des PDG nommés dans des conditions opaques, garantissant une tutelle permanente et oppressante de l’Élysée.

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« Les dirigeants d’entreprises publiques ont un devoir d’exemplarité. Un dirigeant d’entreprise publique condamné pour favoritisme, ce n’est pas une situation acceptable. Il appartient à l’intéressé d’en tirer les conséquences, ainsi qu’au Conseil supérieur de l’audiovisuel, légalement compétent. » D’un seul coup, la ministre de la culture et de la communication, Françoise Nyssen, est sortie de sa torpeur et dans une déclaration au Monde, a dit ce qu’elle pensait de Mathieu Gallet, le PDG de Radio France, condamné la veille pour « favoritisme » après avoir commandé près de 400 000 euros de prestations à deux sociétés de conseil sans avoir respecté les règles des marchés publics, du temps où il était le président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), entre 2010 et 2014.