Les commanditaires du meurtre de trois militantes kurdes à Paris en 2013 courent toujours. Malgré la mise en cause par les juges des services secrets turcs, ils n’ont pas été précisément identifiés, faute d’une collaboration des services français de sécurité intérieure et extérieure à l’enquête. Malgré sa gravité, François Hollande et son gouvernement ont « oublié l’affaire, au nom de la sécurité nationale », formule qu’un haut responsable turc valide sans peine… Les autorités françaises ont préféré s’assurer du soutien d’Ankara pour contrer la menace djihadiste. Récit d’une manœuvre restée confidentielle.