A droite, une campagne à deux vitesses

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Selon les coins de France et la motivation des élus locaux, la campagne de François Fillon s’accélère, avance au ralenti ou reste carrément au point mort. De Toulon à Troyes, en passant par Le Havre, Mediapart est allé rencontrer les militants LR afin de prendre la température du terrain. Laquelle est souvent plus fraîche que celle ressentie dans les meetings du candidat.

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Chaque jour, François Fillon entonne la même petite musique. Un air destiné à mobiliser les milliers de soutiens qui se pressent tous les soirs dans ses réunions publiques. Les salles sont pleines, et le candidat LR aime à le faire remarquer. « À Nantes, Quimper, Toulon, Ajaccio, Provins, Clermont-Ferrand, j’ai entendu cette foule qui veut en finir avec l’échec, je sens cette force qui va et qui s’accroît, qui monte en puissance et qui n’attend que de stupéfier les prétendus faiseurs d’opinion par sa détermination », a-t-il lancé le 9 avril, lors du grand rassemblement de la Porte de Versailles, à Paris.