Le départ d’un cadre vers l’extrême droite ébranle la France insoumise

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Andréa Kotarac, élu insoumis à Lyon, a annoncé qu’il soutenait le Rassemblement national. En pleine campagne européenne, sa décision suscite un fort émoi en dehors comme à l’intérieur du mouvement. Et rouvre les déchirures internes.

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Un coup dur pour La France insoumise. À deux semaines du vote pour les européennes, le 26 mai, un élu insoumis au conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, Andréa Kotarac, a annoncé qu’il appelait à voter pour la liste du Rassemblement national (RN). Deux raisons majeures ont présidé à sa décision, explique-t-il dans un entretien à la revue de la Nouvelle Droite, Éléments, publié mardi 14 mai.

D’abord, le vote utile contre Emmanuel Macron : « Les élections européennes sont l’occasion unique de faire un choix : soit conforter Macron et sa politique de casse sociale qui prépare l’avènement d’une Europe fédérale ; soit voter utile pour la seule liste capable de le barrer au soir du 26 mai. […] Ainsi, mon choix est fait : je voterai pour la liste menée par Jordan Bardella et Marine Le Pen. » Autre argument invoqué par l’intéressé, le changement stratégique de La France insoumise (LFI), laquelle a amorcé ces derniers mois un recentrage sur une ligne de gauche plus classique : « [LFI] ne défend plus les intérêts du peuple, mais ceux de la gauche », déplore Andréa Kotarac.