Episode 3. Cahuzac, Sarkozy et la note secrète

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Dans le troisième épisode de notre série « Le Squale, opérations secrètes », Mediapart révèle comment Bernard Squarcini, l’ancien chef des services secrets, a utilisé un commandant en fonction à la DCRI pour obtenir des informations compromettantes sur Jérôme Cahuzac. Avant d’en faire profiter directement l’ex-président Nicolas Sarkozy.

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Le ministre du budget Jérôme Cahuzac qui fraudait le fisc : l’histoire était connue. Mais l’incroyable guerre de l’ombre dont cette même affaire a été le théâtre dans les coulisses du monde politique français, beaucoup moins.

Dans le troisième épisode de notre série « Le Squale, opérations secrètes », Mediapart révèle comment Bernard Squarcini, l’ancien chef des services secrets intérieurs, a utilisé un commandant en fonction à la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) pour obtenir des informations compromettantes sur Jérôme Cahuzac et la gauche française, avant d’en faire profiter directement l’ancien président Nicolas Sarkozy.

Le but ? Que Sarkozy, devenu l’opposant numéro 1 de François Hollande, accumule des munitions contre le nouveau président de la République en exercice. Parfois même avec le soutien de fonctionnaires alors en poste… à l’Élysée.

Il va sans dire que la révélation de ces informations ne préjuge de la culpabilité de personne et que tous les protagonistes mentionnés sont présumés innocents.

Bonne écoute.

Enquête de Fabrice Arfi, avec Pascale Pascariello (audio) et Armel Baudet (vidéo)

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  • Ce qu’ils ont répondu (ou pas) à Mediapart :

— Sollicité, Bernard Squarcini a dit réserver ses explications à la justice.

— Aucun des autres protagonistes de cet épisode n’a donné suite à nos sollicitations.

 

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Cette enquête multimédia repose sur des écoutes judiciaires. Celles-ci ont été opérées en mars et avril 2013 sur Bernard Squarcini, ancien chef des services secrets intérieurs français (2007-2012) et, depuis, consultant pour l’entreprise de luxe LVMH.

Pour son enquête, Mediapart a exclu tout élément susceptible d’attenter à la vie privée de quiconque. Les informations mises au jour ont par ailleurs été confrontées avec les principaux intéressés, dans le souci du débat contradictoire.

Il va sans dire que la révélation de ces informations ne préjuge de la culpabilité de personne et que tous les protagonistes mentionnés sont présumés innocents.

Il s’agit d’informations brutes telles qu’elles figurent dans les interceptions, dont la révélation contribue au débat sur des sujets d’intérêt général à l’exclusion de toute autre considération.

Les informations révélées, vérifiées et d’intérêt public, contenues dans ces interceptions ne peuvent être dissimulées à la connaissance du public, les institutions étatiques, notamment policières et de renseignements, intervenant statutairement au bénéfice de la collectivité dans le cadre de missions d’intérêt général.