La France a un premier ministre et il ne s'appelle plus Nicolas Sarkozy

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On l'aura vu sur tous les lieux de pouvoir, tous les dossiers chauds, colmatant ici la fronde des élus contre la réforme des collectivités locales, défendant là le fils du président ou la réforme des lycées. La folle semaine de Fillon aura aussi été celle où la majorité aura le plus tangué, obligeant Sarkozy à venir s'expliquer devant le peuple de droite, via Le Figaro. Du coup, le mano a mano reprend du relief.

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Vendredi 16 octobre, au milieu de deux pleines pages du Figaro consacrées à une interview fleuve du chef de l'Etat, François Fillon a pu lire ceci : « François Fillon et moi, nous travaillons main dans la main. Ni lui, ni moi ne nous reconnaissons dans les commentaires qui sont faits sur nos relations. Il est partie prenante à toutes les décisions. J'ai confiance en lui. Nous sommes complémentaires. Pourquoi voudriez-vous que je prenne une initiative politique, voire politicienne, qui viendrait compliquer le travail de modernisation de la France qui est déjà bien assez complexe et sur lequel je ne céderai pas.»