Un président flou, flou, flou

Par et
Nicolas Sarkozy a de nouveau multiplié les imprécisions, voire les erreurs factuelles, lundi soir, notamment sur l'Allemagne et la réforme des retraites.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C'est une constante de la politique sarkozyste: justifier ses mesures en se comparant à l'Allemagne, quitte à prendre des libertés avec la réalité ou à mêler des problématiques différentes. Lundi soir, c'est pour parler de fiscalité et de compétitivité que le président de la République a évoqué la réussite économique outre-Rhin. «Je ne peux pas accepter les différences de compétitivité» avec l'Allemagne, a notamment déclaré Nicolas Sarkozy, citant l'exemple des producteurs de lait aux «coûts moins élevés sociaux» outre-Rhin, selon son expression. Sa réponse? Harmoniser la fiscalité des deux pays. C'est une idée qu'il avait déjà émise il y a plusieurs mois, le conduisant à demander à la Cour des comptes un rapport sur le sujet.