Les policiers manifestent aussi, au risque de la confrontation

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Plusieurs syndicats de policiers ont suivi l’appel à manifester d’Alliance Police nationale mercredi place de la République contre les « violences anti-flics ». Une contre-manifestation prévue une heure plus tôt a finalement été interdite par le préfet, et des manifs sauvages sont annoncées.

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Michel Cadot, le préfet de police de Paris, avait jusqu’à 7 heures du matin, mercredi, pour revenir sur l’autorisation accordée au rassemblement des syndicats de police contre la « haine anti-flics » place de la République. Et il n'a évidemment pas fait marche arrière. À midi, les policiers d’Alliance Police nationale (droite) pourront faire flotter leurs drapeaux bleus sur le parvis de la place, siège de l’assemblée générale de Nuit debout, accompagnés de leurs collègues de l’UNSA, du SGP-FO, et même de la fédération CGT-Police. Dans la matinée, le préfet Cadot – ancien directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie au ministère de l’intérieur entre 2007 et 2009 – a en revanche décidé d'interdire la contre-manifestation du collectif Urgence Notre Police Assassine, prévue à 11 heures. Une nouvelle manifestation du Collectif contre l’état d’urgence reste autorisée, à partir de République, à 18 heures. Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT Police SGAP Paris déplorait, mardi, la décision d'autoriser les deux premiers rassemblements, compte tenu des risques de confrontation qui planaient. « C’est le préfet qui a pris la décision de dire oui à toutes les organisations et de leur dire amusez-vous bien tous ensemble, commentait-il. Le préfet ne fait pas ça innocemment. »