Six mois de «gilets jaunes»: une politique économique réaffirmée

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Sur le papier, le gouvernement a beaucoup cédé aux « gilets jaunes », entre augmentation de la prime d’activité, reculs sur des mesures prises et baisse de l’impôt sur le revenu. En réalité, le cap n’a pas changé : la priorité est donnée aux réformes structurelles et non à la lutte contre les inégalités de revenus.

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Le mouvement des gilets jaunes a-t-il gagné la partie sur le plan économique ? En six mois, il a été le premier à réellement faire bouger le gouvernement Philippe. Alors que celui-ci avait pratiquement été entièrement sourd aux protestations contre la réforme du droit du travail et celle de la SNCF, il a dû, devant les manifestations, lâcher du lest. Par deux fois, le 10 décembre puis le 25 avril, Emmanuel Macron a dû annoncer des mesures exceptionnelles censées répondre au mouvement.