Christian Salomé: «A Calais, il faut que l'Etat prenne la relève»

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4 000 migrants s'entassent dans la région de Calais, soit 2 000 de plus qu'à l'époque de Sangatte. Pour Christian Salomé, président de l'Auberge des migrants à Calais, «cet été, si rien ne change, ça explosera».

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Calais, correspondance. - Sur la route entre Vintimille et l'Angleterre, ils sont quelque 4 000 migrants sans abri à Calais et dans la région, deux fois plus qu'aux pires heures de Sangatte. Du jamais vu. Bloqués des mois dans la « New jungle » tolérée par l'État, ils finissent presque toujours par passer, en sautant sur des camions par centaines, comme cet après-midi encore, le 17 juin, sur la rocade d'accès au port. Alors que la ministre du logement, Sylvia Pinel, a annoncé ce matin des points d'eau, de l'éclairage et des sanitaires sur le gigantesque bidonville de Calais, Christian Salomé, informaticien retraité, président de l'Auberge des migrants, une association d'aide aux exilés, demande à l'État d'aller plus loin et de prendre le relais des bénévoles.