Migrants: la France entre dans une logique de tri

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Pour répondre à l’afflux d'exilés, le gouvernement français promet de créer 9 500 places d’hébergement destinées aux réfugiés statutaires et aux demandeurs d’asile. Les autres ont « vocation » à être expulsés, selon le ministre de l’intérieur, qui veut accroître les retours forcés et « utiliser à plein » les centres de rétention administrative. 

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Mieux accueillir les demandeurs d’asile pour mieux renvoyer dans leur pays les migrants dits « économiques irréguliers ». Tel est le deal contenu dans le plan présenté en conseil des ministres, mercredi 17 juin, par les ministres de l’intérieur et du logement, Bernard Cazeneuve et Sylvia Pinel, pour répondre à l’afflux de dizaines de milliers de personnes fuyant la guerre et la misère débarquées sur les côtes européennes ces dernières semaines. Le drame ne se déroule plus seulement aux portes de l’UE, en Méditerranée, transformée en cimetière migratoire. Il devient visible dans différents États membres, notamment en France, dans le sillage de l’Italie, où des campements de survie surgissent le long des chemins empruntés.