Après l’interdiction du Bal des migrants, les exilés se « réapproprient la rue »

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Le Bal des migrants prévu à Paris mardi 13 juillet à l’initiative de l'association Baam a été interdit par la préfecture de Paris à la suite d’une « fake news ». Pour protester, une marche était organisée vendredi de l’Assemblée nationale à l’hôtel de ville, avec près de 300 personnes.

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Il a été interdit, mardi en début d’après-midi, par la préfecture de police de Paris. Le Bal des migrants, organisé par l'association Baam (bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants) chaque année à la veille du 14 juillet, ne s’est pas tenu cette fois : il a fait l’objet d’une polémique insensée, accusé par le député LREM François Jolivet d’avoir voulu organiser un événement en non-mixité dans l’espace public, à la suite d'un message d'un DJ invitant les personnes blanches à aller derrière pour laisser la priorité aux personnes racisées durant son mix. Sauf qu'il concernait en réalité une autre soirée et n’avait rien à voir avec le Bal des migrants qui, comme le rappelait l’une des administratrices du Baam dans notre article déconstruisant cette « fake news », « a toujours été mixte ».