À Marseille, l’omerta règne autour de la création d’une salle de « shoot » 

Alors que le projet de salle de consommation à moindre risque pour les usagers de drogues à Marseille devrait aboutir, l’omerta règne sur son lieu d’implantation. Les associations sont convaincues de son bienfait mais les élus et les ministres s’écharpent encore.

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Le soleil est déjà haut dans le ciel de Marseille quand Logan*, 24 ans, débarque avec deux grands sacs de randonnée, l’un ventral, l’autre sur le dos, au Bus 31/32 – une association qui travaille à la réduction des risques liés aux usages de drogues (RDR) – mercredi 30 juin. Dépendant à la cocaïne, il vient chercher un kit d’injection, un sandwich et un peu de compagnie. « Je passe rapidement récupérer ça, après je vais faire la manche trois ou quatre heures pour pouvoir aller chercher ma dose dans les quartiers nord », raconte le jeune adulte, les joues creusées.

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