Ecole primaire: les résistants du mercredi matin

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Le décret instituant la semaine des quatre jours laissait une échappatoire aux communes : elles pouvaient demander à faire cours le mercredi matin. Pressées par le temps et des inspections académiques parfois réticentes, seules quelques communes dans les Deux-Sèvres, la Manche, en Haute-Garonne, ou ailleurs, ont pu s'en saisir. Car le temps scolaire remodèle tous les autres: temps de travail, familial, associatif... Enquête sur ce nouveau casse-tête posé aux municipalités et aux familles.

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Publié le 18 mai, le décret instituant la semaine de quatre jours permettait, théoriquement, aux écoles et aux communes le souhaitant d'obtenir une dérogation pour étaler les 24 heures de cours sur quatre jours et demi en incluant le mercredi matin. A condition qu'une majorité des conseils d'école et qu'une majorité des élus le demandent. A Périgueux, ville dont Xavier Darcos a été maire, les écoles travailleront ainsi le mercredi matin. Mais selon le Snuipp, premier syndicat du primaire, «si la réforme avait été moins précipitée» davantage de conseils en France auraient choisi la semaine de quatre jours et demi.