Mélenchon et les perquisitions: le leader insoumis pris aux mots

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La sémiotique a cassé des briques sur le dos de Jean-Luc Mélenchon. Croyant se servir de l’image sans imaginer l’effet boomerang d’une prise de vue née dans la fureur, la figure iconique de La France insoumise s’est desservie de la pire façon.

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Certes, il y a le rôle fâcheux du parquet en notre étrange pays (lire le parti pris de François Bonnet). Assurément, la force publique s'arrête à la porte close de Benalla mais franchit le seuil de La France insoumise. Naturellement, la justice semble céder à une sorte de « deux poids deux mesures » en perquisitionnant les locaux de LFI tout en épargnant ceux de LREM, en dépit des soupçons pesant sur le financement de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. Bien sûr, enfin, qu'une fouille intrusive au petit matin chez soi apparaît intolérable, et pas seulement aux défenseurs patentés de la propriété privée. Néanmoins, Jean-Luc Mélenchon a perdu une occasion de se taire : qui vivra par la vidéo périra par la vidéo.