Mélenchon et les perquisitions: le scandale du parquet assujetti

Par

Nombreux sont ceux qui s’indignent du bruit et de la fureur orchestrés par Jean-Luc Mélenchon pour riposter aux perquisitions qui l’ont visé lui, ses proches et La France insoumise. Cette affaire souligne pourtant cette anomalie française : un parquet toujours assujetti au pouvoir exécutif. Or les derniers actes et discours de ce pouvoir ne font qu’accroître les soupçons sur l’impartialité de la justice.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La meilleure défense, c’est l’attaque. Bien sûr, Jean-Luc Mélenchon connaît ses classiques. Le bruit et la fureur orchestrés par le dirigeant de La France insoumise et ses proches tout au long de la journée de mardi en réponse à une douzaine de perquisitions ont permis d'obtenir plusieurs résultats : se victimiser, mobiliser les troupes militantes (lire le parti pris d'Antoine Perraud). Les vidéos Facebook, les images télé et les grandiloquences outrées (« La République, c'est moi ! », « ma personne est sacrée ! ») ont éclipsé le fond des dossiers en cours, affaires de financements politiques et soupçons de détournements de fonds européens.