Comment est-il possible que des familles dorment dehors, en plein hiver, dans une capitale riche comme Paris ? Parents et enfants, ils sont environ 200 à vivre à même le sol, assis sur des matelas ou blottis dans des cabines téléphoniques, îlots de pauvreté tranchant avec l’abondance alentour. Des riverains et des militants associatifs, qui les croisent quotidiennement, s’interrogent sur le fait que cette situation perdure. Pourquoi la mairie n’est-elle pas capable de mettre à l’abri ces personnes, la plupart d’origine roumaine rom, dont le signalement sur les trottoirs remonte à plus d’un an ?