Sur le triangle de Gonesse: «Nous sommes le territoire de l’accord de Paris»

Par

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche 17 janvier pour défendre les terres agricoles qui s’étendent entre les aéroports du Bourget et de Roissy. Elles ont prêté le serment de le protéger « contre toute tentative d’artificialisation et de destruction, quelle qu’elle soit ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Un barnum bondé malgré le froid et la fatigue dans les jambes des manifestant·e·s contre la loi Sécurité globale, la veille. Des pieds qui glissent dans la boue malgré le paillage du sol et des vêtements maculés de taches brunes au fil des heures. Des prises de parole rythmées au son de clochettes pour limiter les plus bavard·e·s. Une soupe préparée la veille par les cuisinier·e·s de la TEP Ménilmontant, ce jardin collectif occupé à Paris, près du cimetière du Père-Lachaise (XIe arrondissement). Et l’apogée : la lecture solennelle du « serment de Gonesse », par lequel chaque signataire se déclare « copropriétaire » du triangle de Gonesse (Val-d’Oise) et s’engage « à le protéger contre toute tentative d’artificialisation et de destruction, quelle qu’elle soit ».