Le système de santé s’effondre, mais les corporatismes tiennent bon

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L’hôpital traverse une dépression collective qui le met en danger. Comment a-t-on pu en arriver là ? Par la faute de corporatismes étriqués, d’une haute fonction publique obsédée par la gestion budgétaire et de politiques qui ont multiplié les fausses promesses.

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La réforme du système de santé devait être présentée « fin mai, début juin ». Puis elle a été repoussée à l’été. Finalement, ce sera « début septembre », a annoncé à Libération la ministre de la santé Agnès Buzyn, promettant « une réforme en profondeur du système de santé ». Lors de son discours devant le Congrès à Versailles, Emmanuel Macron n’en a pas dit plus, se contentant d’annoncer sa volonté de « construire l’État providence du XXIe siècle ». Une formule vague qui cache mal les quelques mots convenus sur le système de santé. Pas de vision, pas de stratégie, rien.