Les autistes, otages de petits intérêts et de grosses embrouilles

Par

L’annonce du 4e plan Autisme a relancé les hostilités entre les associations de parents qui militent pour le développement des méthodes comportementales, et les psychiatres qui défendent une approche pluridisciplinaire qui inclut souvent la psychanalyse. Chaque camp accuse l'autre de vouloir capter, ou conserver, les faibles moyens alloués à l’autisme.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il a suffi d’une phrase, en apparence inoffensive, pour relancer un conflit d’une violence sans pareille dans le secteur de la santé. « Le 4e plan Autisme sera celui de l’apaisement et du rassemblement […] sans préjugés et sans volonté d’imposer une solution plutôt quune autre », déclarait François Hollande, le 19 mai, devant le Conseil national du handicap (CNH). Après une série de défaites humiliantes, la psychiatrie a repris, un peu, espoir. Au contraire, les principales associations de parents, qui tentent depuis des années d’imposer les méthodes comportementales à des professionnels majoritairement récalcitrants, ont accusé le coup.